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Cables télégraphiques

Les télécommunications sous-marines ont vu le jour en 1851 avec les câbles télégraphiques qui ont traversé la Manche, puis en 1866 en traversant l’Atlantique.

1er câble télégraphique transmanche :

En 1850, un premier câble télégraphique est posé entre la France (Calais) et l’Angleterre (Douvres), il transmet pour la première fois un message. Cette première liaison se solde par un échec parce qu’elle se rompt à de nombreux endroits. Ce câble, ou plutôt ce fil sous-marin, se résumait à un fil conducteur entouré de gutta-percha. Le succès ne fut obtenu qu’en 1851 grâce à un câble blindé beaucoup plus résistant que le précédent.

1er câble télégraphique transatlantique :

Une autre étape était à franchir : un câble entre les continents européen et américain, 4 500 km de câble ! Il y eut plusieurs essais… plusieurs échecs : le câble se casse dans la dérouleuse…

Une tentative eut lieu en 1857 puis à nouveau en 1858 : les deux navires, l’Agamemnon (maquette) et le Niagara partent de leur pays respectif, l’Irlande et Terre-Neuve (Canada) pour se rejoindre au milieu de l’Atlantique et faire une jonction de leurs câbles. Mais ce premier câble transatlantique ne fonctionna que durant 3 semaines ; en effet, il y eut un affaiblissement important du signal et le câble fut détérioré par les failles sous-marines et une surtension.

Il a donc fallu attendre 1866 avant de poser le premier câble transatlantique opérationnel ! Ce câble fut posé par le Great Eastern, le plus grand paquebot du monde reconverti en navire câblier qui embarqua dans ses 3 cuves les 4300 km de câble pesant 3870 tonnes.

L’Angleterre développa un réseau télégraphique intercontinental au tournant des XIXème  et XXème  siècles dont dépendaient les États-Unis, l’Allemagne et la France pour leurs communications planétaires. C’est le télégraphe, qui pour la 1ère  fois, réduit sensiblement les distances et le temps entre les hommes.

La reproduction de la cale d’un ancien navire câblier :

Dès le début apparaît la nécessité de disposer de navires spécialisés pour transporter, poser, relever, réparer les câbles : les navires câbliers. Dans cette cale, une cuve de stockage dans laquelle un câble est lové par couches superposées. Ce câble enroulé est monté sur le pont, descendu par l’arrière du navire et va se poser au fond de la mer selon un trajet établi.

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Le câble télégraphique est constitué d’un conducteur de cuivre entouré d’une couche de gutta-percha, puis de filins d’acier, et d’un mélange de chanvre et de goudron.

Dès 1860, les navires sont équipés de grappins pour le relevage des câbles défectueux (afin de les réparer à leur bord), d’appareils de navigation (compas magnétique) et de tables de mesures électriques (galvanomètre à cadre mobile) qui permettaient de mesurer la résistance, l’isolement, la capacité des câbles et de localiser précisément les défauts sur un câble.

Les maquettes de navires câbliers :

Pose-t-on encore des câbles de nos jours ? Bien-sûr ! Orange Marine a pris le contrôle d’Elettra (jusque-là filiale du groupe Telecom Italia) depuis le 1er octobre 2010. Elle opère désormais 5 navires câbliers, depuis ses bases marines ou des ports étrangers : le Raymond Croze basé à Seyne-sur-Mer (maintenance en Méditerranée, Mer Noire et Mer Rouge), le Léon Thévenin basé à Brest (maintenance dans l’Atlantique et l’Europe du Nord), le René Descartes basé à Brest (pose et réparation dans tous les océans), le Certamen- Elettra, remplacé prochainement par l’Antonio Meucci, basé à Catane en Italie (maintenance en Mer Rouge, Mer Noire et Méditérranée), et le Teliri-Elettra (pose en Méditerranée). Un nouveau navire câblier, Pierre de Fermat, opérationnel à l’automne 2014, sera conçu pour prendre en charge les opérations de pose et de réparation de tous types de câbles, qu’il s’agisse de câbles sous-marins de télécommunications ou de câbles d’énergie.

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Orange Marine pose des nouveaux câbles sous-marins et répare les liaisons coupées ou en panne sans interruption du trafic. La flotte câblière d’Orange, l’une des plus modernes au monde, intervient dans toute la chaîne des activités câblières, depuis les études d’itinéraires, l’ensouillage jusqu’à la maintenance.

Les flottes d’Orange Marine et d’Elettra réalisent en moyenne 40 opérations par an. Les opérations de maintenance durent en moyenne six à dix jours en fonction de la durée de transit nécessaire pour atteindre la zone de travaux.  Chaque navire sort en moyenne 12 à 15 fois par an.

Le matériel de détection, de pose et de maintenance du câble disponible à bord relève de la technologie de pointe. La série de robots Hector, techniquement appelé ROV (Remotely Operated Vehicle), est manipulée à partir du bord par son cordon ombilical et permet de relever le câble, le tenir et le couper grâce à ses bras articulés. La charrue, Elodie, sert à ensouiller le câble dans des profondeurs importantes. Enfin, le matériel informatique de mesure et de surveillance du réseau de câbles permet de poser ou de réparer rapidement les câbles avec une grande précision, tout en garantissant un niveau de sécurité maximum.

L’équipage et la mission de garde sont disponibles 24 heures sur 24, 365 jours par an, afin de permettre au câblier d’appareiller en moins d’une journée et de se rendre sur une réparation de câble en défaut, et ce dans des conditions météorologiques parfois difficiles. Chaque navire compte à son bord un équipage d’environ 50 marins, dont 20 officiers et maîtres. La mission est quant à elle composée d’une douzaine de personnes dont des techniciens des télécoms, des jointeurs et des pilotes d’engins sous-marins.

Les câbles sous-marins en fibre optique cerclent la terre avec près de 800 000 km d’infrastructure au fond des océans, soit plus de 20 fois le tour de la terre. Ces câbles sont en majorité détenus par des consortiums d’opérateurs de télécom. Orange Marine en a, quant à elle, posé 170 000 km, dont 15 000 enterrés dans les fonds marins.

Maquette du Vercors rébaptisé Chamarel, navire incendié en août 2012.
Maquette du Léon Thévenin réalisée à l’échelle 1/3. Ce navire, est dédié à la maintenance.
Fresque sur la pose et la réparation des câbles sous-marins


Câbles téléphoniques
Fibre optique