L’électronique permet de simplifier le développement de la numérisation de l’information.

Les débuts de la miniaturisation

Les premiers succès en matière de numérisation de l’information fondés sur l’utilisation des tubes à vide étaient indéniablement encourageants mais au prix de dispositifs compliqués. Le développement de l’électronique des semi-conducteurs allait changer la base même de ce secteur.

Le transistor

L’invention du transistor par l’équipe des Bell Labs composée de Shockley, Brattain et Bardeen marque l’ouverture d’une nouvelle époque. L’expérience décisive eut lieu peu de temps avant Noël 1947 lorsque Bardeen et Brattain, à la suite d’un long cheminement expérimental, implantèrent deux électrodes sur un cristal de germanium et obtinrent un phénomène d’amplification. Afin de maîtriser toutes les données, le brevet n’est déposé qu’en février 1948.

S’ouvrent alors des recherches de grande ampleur menées dans un nombre croissant de laboratoires comme celui d’une jeune entreprise : Texas Instrument. Elles permettront la mise au point de modèles de transistors de plus en plus diversifiés, utilisant non plus du germanium mais du silicium. La « transistorisation » des équipements électroniques s’amorce pour les matériels de pointe dès les années 1950. Elle touche le grand public avec les premiers postes de radio à transistor et s’accélérera avec les efforts liés à la Guerre Froide et à la conquête spatiale. Elle révèle que la miniaturisation et la capacité de produire ces composants en très grande quantité à des prix de plus en plus faibles est un enjeu industriel majeur.

Le circuit intégré

Deux innovations, le circuit intégré et le planar, permettent en 1959 de franchir une étape décisive dans la diffusion des semi-conducteurs.

Un circuit intégré est un élément dans lequel les fonctions de plusieurs composants électroniques sont réalisées dans un matériau semiconducteur d’une seule pièce. Le premier brevet de circuit intégré est déposé en février 1959 par J. Kilby de Texas Instrument, devançant de peu Fairchild qui menait des recherches dans la même direction. C’est chez Fairchild en revanche que réside la solution pour fabriquer ces circuits intégrés en très grande quantité.

Inspiré par la photogravure et breveté en 1959, ce procédé dénommé Planar permettra dès les années 1960 de faire entrer la « transistorisation » dans le champ du réel. En 1965, la production annuelle de transistors dépassait les 600 millions d’unités aux États-Unis.