La T.S.F. ouvre une nouvelle ère dans les télécommunications en utilisant les ondes pour transmettre.

L’ère de la radio

Marconi et la première liaison TSF

L’Italien G. Marconi, en s’appuyant sur les travaux de Hertz, Branly et Popov, réalise en 1895 la première liaison télégraphique sans fil, incluant l’inscription des signaux Morse à la sortie du récepteur. Il quitte son Italie natale pour s’installer en Angleterre plus propice au développement de ses affaires.

Dès 1896 il dépose son premier brevet et frappe les imaginations en transmettant au-dessus de la Manche un télégramme, dans lequel il rend d’ailleurs hommage aux travaux d’Édouard Branly. Cette liaison marque, pour l’opinion publique, l’avènement de l’ère de la radio. Celle-ci quittait définitivement le statut de curiosité scientifique pour devenir un instrument de télécommunications à part entière.

Le jeune Italien décide alors de créer la Wireless Telegraph and Signal Ltd Company, complétée en 1899 par une filiale américaine.

L’enthousiasme pour la nouvelle technologie est international. E. Ducretet et G. Ferrié en France, A. Popov en Russie, A. Slaby en Allemagne, Fessenden ou Alexanderson aux États-Unis fabriquent des équipements de plus en plus performants.

Les premières exploitations

À partir de technologies strictement électriques, la TSF se développe tout d’abord pour les communications entre mobiles. Pour des raisons commerciales mais également pour améliorer la sécurité, les navires se dotent de postes émetteurs récepteurs.

Le S.O.S lancé par le Titanic en 1912 permettra de sauver une partie des passagers et contribuera à la reconnaissance de la télégraphie sans fil par l’opinion publique. Plus souples d’emplois que les câbles, les liaisons radio complètent à partir de 1910 les réseaux sous-marins déjà en place en assurant des liaisons jusqu’alors négligées.

La Première Guerre mondiale fait prendre encore plus conscience de l’importance de la radio, et lorsqu’elle s’achève, quatre grandes compagnies – Marconi, Telefunken, la Compagnie Générale de Télégraphie sans Fil (CSF) et la Radio Corporation of America (RCA) – se partagent un marché en pleine croissance.

Les limites techniques : voix et musique

Leur activité repose cependant sur quelques postulats invérifiés. Elles souffrent également du gigantisme des stations émettrices et de leur incapacité à transmettre, dans des conditions acceptables pour une exploitation commerciale, la voix et la musique, Pour surmonter les limites des technologies électriques un nouveau domaine à peine exploré devait être développé : l’électronique.