Recevoir les informations du monde entier devient possible en restant chez soi grâce au téléphone, à la radio, à la télévision.

Les outils de communication au centre de la modernité

Le téléphone est longtemps resté comme confiné dans des espaces d’usages qui semblaient en faire un objet réservé à certains : médecins, hommes d’affaire, hauts responsables… Son autre perception était celle d’un objet frivole, destiné à meubler les loisirs des Parisiennes en mal de conversations futiles. Ces deux images fausses et antagonistes s’alliaient néanmoins pour laisser croire que le téléphone n’était en rien « indispensable ».

Aussi, alors que l’électricité fut associée très tôt à la notion de « modernité », le téléphone est resté quelque peu en marge jusqu’aux années 1950. En France, le Plan Monnet, confronté à trop de priorités sans doute, néglige les télécommunications. Son développement futur est néanmoins pris en compte par les ingénieurs et chercheurs du Centre National d’Étude des Télécommunications (CNET) créé en 1944.
Leur travail permet à la France de s’inscrire dans le mouvement qui, désormais, après les États-Unis, gagne l’ensemble des nations pour faire du téléphone le symbole même des temps modernes, de l’échange, d’un monde plus ouvert.

Cette place nouvelle de la communication dans la société est confortée par la multiplication des technologies qui, pour le travail ou pour les loisirs, se développent sous des formes sans cesse plus diversifiées. La télévision est au cœur de cette dynamique. Elle prend une place centrale dans les foyers puis s’impose dans tous les dispositifs de communication comme le média roi. Plus discrètement, mais de manière tout aussi fondamentale, les technologies de l’image (appareil photo compact, caméra 8 mm) ou du son (tourne-disques, magnétophone à cassette) s’imposent dans le quotidien. Les formats, normes, supports sont différents et incompatibles mais on communique de plus en plus et l’on échange des informations toujours plus riches. Derrière cette exubérance, d’autres mutations cheminent. Apparition puis développement de l’informatique, numérisation des grandes artères de télécommunications…

L’ère digitale n’est pas encore visible mais déploie déjà des racines à la vigueur prometteuse.