La digitalisation des informations, la possibilité d’avoir des ordinateurs au sein des foyers, la téléphonie mobile sont les trois convergences numériques qui bouleversent la fin du XXe siècle.

Le micro-processeur

À l’aube des années 1970 un nouvel objet apparaît sans que le grand public en ait conscience : le micro-processeur. La « puce » va bouleverser en quelques années les bases du développement de l’électronique et plus largement de ce que l’on appellera bientôt les « technologies de l’information et de la communication ».

Le micro-ordinateur

Bien plus rapidement que pour le transistor, le micro-processeur pénètre les domaines les plus variés. L’informatique est la plus immédiatement touchée avec l’avènement du micro-ordinateur. Il bouleverse en quelques années les bases d’une industrie jusqu’alors fondée sur des machines puissantes réservées aux professionnels. Le « micro » qui devient le « PC » s’impose partout, au bureau mais aussi dans les foyers. Très vite également, il s’empare des réseaux. Créé pour permettre à ses grands frères d’échanger de lourdes données, le teen-ager s’approprie totalement ces dispositifs et la « convergence » jusqu’alors invisible entre monde des télécommunications et de l’informatique, devient directement perceptible pour chacun.

Processus de numérisation

La dynamique est créée qui attire inexorablement l’ensemble des supports d’information vers la « numérisation ». Le son, l’image, tout est digitalisé afin d’être échangé plus facilement. Avec le web, Internet devient un outil de diffusion, abolissant la frontière que l’on croyait exister entre monde des télécommunications et monde des médias. Cette deuxième convergence se matérialise dans les boîtiers connectés au micro-ordinateur et à la télévision.

Et la mobilité ?

Alors que les machines à communiquer prennent une place croissante dans le quotidien, il semble de moins en moins possible de s’en priver ne serait-ce que quelques instants. Les technologies mobiles, jusqu’alors réservées aux professionnels, s’ouvrent aux particuliers. Le téléphone devient ainsi « mobile » et numérique. On l’emporte partout comme un objet nodal intégrant, au fil de la miniaturisation et de l’accroissement des puissances, les fonctions les plus diverses. Espace privé ou public, on reste connecté… et avec les mêmes exigences. C’est la troisième convergence où technologies fixes et mobiles se rejoignent.